La méthode
Ce qui entre dans les nuanciers. Et ce qui n’y entre jamais.
La confiance ne se déclare pas, elle se vérifie. Voici comment le référentiel est construit, ce qu’il contient, et comment il est cloisonné.
Le référentiel, précisément
Un nuancier couvre un type de contrat. Il est fait de trois choses :
Des clauses, décomposées en leviers.
Un levier est un angle par lequel une clause se durcit ou s’adoucit. Pour une cession de droits : la durée, le périmètre, la faculté de réversion.
Des positions.
Pour chaque levier, les positions observées dans de vrais contrats, graduées sur un axe qui va de l’intérêt du talent à celui du producteur : talent ++, talent +, neutre, producteur +, producteur ++.
Le socle.
Ce qui ne varie pas d’un contrat à l’autre. Il se vérifie ; il ne se renégocie pas.
Dans l’app, l’axe se lit en couleur : bleu côté talent, ambre côté producteur, neutre au milieu. Une position se situe d’un regard.
Deux règles absolues
Règle 1 : zéro PII.
Aucun nom de personne, de société ou d’œuvre n’entre dans un nuancier. Les positions sont écrites en termes génériques : l’Auteur, le Producteur, le Film. Un nuancier décrit des positions de marché ; il ne contient ni vos dossiers, ni vos clients, ni vos deals.
Règle 2 : rien d’inventé.
Toute formulation présente dans un nuancier vient d’un contrat réel observé. Aucune clause n’est rédigée pour l’exemple, aucun texte n’est généré par une IA. Si une position n’a pas été observée, elle n’existe pas dans le référentiel.
La construction
La méthode est documentée et outillée ; la décision est humaine. Des juristes supervisent la construction : sélection des contrats sources, décomposition en leviers, graduation des positions. Rien n’entre dans un nuancier sans validation.
Socle et gradué
Séparer le socle du gradué, c’est mettre l’attention là où elle compte. Le socle se vérifie ; les leviers se négocient. Votre équipe ne redécouvre pas à chaque contrat ce qui ne bouge jamais : son temps va aux positions.
Sécurité et cloisonnement
Par structure.
Chaque maison, chaque cabinet ne voit que ses nuanciers. L’app est authentifiée, les droits d’accès sont gérés par structure.
En lecture seule depuis Claude.
La consultation via le serveur MCP n’expose que le référentiel de votre structure, sans écriture possible.
Sans PII par construction.
Même consulté, un nuancier n’expose ni un client, ni un deal, ni une œuvre : il n’y en a pas dedans.
[à compléter avant publication : hébergement, sauvegardes, mesures techniques détaillées]
Ce que ShiroBridge ne fait pas
Pas de rédaction de clause. Pas de correction automatique du document. Pas d’avis juridique. L’outil informe ; le juriste ou l’avocat décide.
Cette limite n’est pas une précaution d’affichage, c’est le principe du produit : le référentiel donne à votre équipe de quoi situer et négocier ; la position à tenir reste un choix, et ce choix est le vôtre.
Des questions sur la méthode ?
C’est bon signe. L’échange de 30 minutes sert aussi à ça : regarder la construction d’un nuancier et poser vos questions, y compris celles qui fâchent.
Échanger 30 minutes